La nomophobie, kézako ?

La nomophobie est un curieux terme médical à double sens, c’est-à-dire une peur excessive des lois accompagnée par un fort dédain ou encore, une peur excessive de ne pas/plus avoir son téléphone mobile sur soi. Ce dernier néologisme m’intéresse, un dérivé de l’expression anglo-saxonne « no mobile-phone phobia ».

L’angoisse provoquée par la perte d’un smartphone est devenue une phobie mais c’est plutôt une source de stress. La situation relève de l’absurde car la question est de savoir quelle est la véritable source de stress, si l’absence de smartphone ou son usage permanent.

Image du site lineamarco.com – Actualités du Québec

Selon une étude commanditée en 2010 par le fabricant Nokia, les utilisateurs de téléphone portable consulteraient leur smartphone 150 fois par jour, soit en moyenne toutes les 6 minutes et 30 secondes, au cours d’une journée de 16 heures. Même les personnes utilisant des téléphones mobiles plus simples semblent avoir une tendance similaire, déjà pour regarder l’heure et les textos.

Les effets sur la santé sont variés, donc le Shiatsu s’est montré efficace notamment au niveau du sommeil et de l’attention. On peut aussi travailler sur les effets squelettiques, par exemple le syndrome du tunnel carpien ou des douleurs de nuque et de dos induites par une mauvaise position du corps.
Mon conseil est cependant d’accompagner les séances d’un changement, par exemple éteindre totalement les appareils lors du sommeil ou pendant un spectacle (pas de mode silencieux…). Un bon début, car on n’a point besoin d’être connectés tout le temps !

Et qui dit appareil connecté, dit présence permanente sur les réseaux sociaux d’abord. Intéressant de voir que les réseaux sociaux sont un lieu pour exprimer des likes avec une bienveillance toute relative. L’opposé étant parfois un dislike (autorisé que sur certaines plateformes comme YouTube), ce choix oui/non est trop limité dans la plupart des cas. C’est si difficile de se retenir dans certains cas quand c’est question de répondre à outrance, car le web est la facilité dans toutes les formes d’expression.
Il faut cependant se poser des limites, n’oublions pas que harcèlement et médisance sont le quotidien d’une partie des internautes.

Voilà donc, nous avons une belle occasion pour nous améliorer, au niveau bienveillance : le nouvel an chinois 2019 est parti sous le signe du Cochon de Terre yin, animal sympathique, coquin, joyeux et… bienveillant.

Les bonnes résolutions du nouvel an seraient ainsi propices à échanger mieux à l’aide de smartphones et compagnie, avec un changement concret. Si vous le voulez bien.