Sôtaï, cet inconnu

Sôtaï (ou encore Sôtaï-Hô) est un mot japonais inventé par le Dr Keizo Hashimoto dans les années 70.

Il s’agit d’une méthode douce d’équilibrage basée sur le mouvement et la respiration, qui s’intègre normalement à ma séance de Shiatsu, selon besoins. Le Sôtaï est peu connu en Europe, cependant il commence à se diffuser en France grâce à Toshi ICHIKAWA ou Hiroshi IWAOKA, parmi d’autres.

Point de vue étymologique, on comprend vite l’approche du Dr Hashimoto : le Sôtaï est une sorte d’anti-gymnastique.
Le terme Sôtaï represente l’inversion des deux caractères formant le mot usuel Taisô, la gymnastique en japonais. Le Taisô classique nécessite la performance et le dépassement de soi, alors que le Sôtaï demande un effort physique très limité : juste le mouvement nécessaire à réduire la tension musculaire.
En effet, pour redresser une posture déformée, il faut travailler sur la tension musculaire. Dans ce but, le Dr. Hashimoto a découvert une logique de mouvement simple : si le corps bouge vers une direction facile et agréable, le corps retrouve l’équilibre.

Le Sôtaï consiste à guider la personne à faire des mouvements sans douleur ni tension excessive, accompagné par une respiration lente et consciente. Ces mouvements peuvent être répétés chez soi sans guidage, pour continuer le travail de la séance, un peu comme du Yoga ou du Qi Qong.

Plus précisément, le receveur est également actif pendant la séance parce qu’il réalise le mouvement sous le contrôle du praticien avec un guidage manuel et vocal ; « plutôt à droite ou à gauche ? », « ne négligez pas de respirer » etc.

Hashimoto explique que nous aspirons tous à nous éloigner de la douleur pour une mécanique de protection. La douleur est donc un signal d’alarme essentiel.
Le sens du Sôtaï est finalement clair : éviter tout effort dès qu’il y a douleur ou inconfort pour retourner vers une sensation globale de bien-être.

Pour en savoir plus :
Toshi Shiatsu : le Sôtaï

 

Le foie gourmand

Shiatsu à NantesNous voici en plein printemps météorologique.
Le foie est enfin sorti indemne de l’hiver, à l’aide de nos petits soins qui communiquent la tempérance, vertu cependant oubliée de nos temps. La tempérance est presque aux antipodes de la gourmandise, voire éloignée de la recherche du plaisir qui conditionne nos vies. Et conditionne également l’activité du foie.

La gourmandise est une préférence passionnée, raisonnée et habituelle pour les objets qui flattent le goût.
La gourmandise est ennemie des excès ; tout homme qui s’indigère ou s’enivre court risque d’être rayé des contrôles.
La gourmandise comprend aussi la friandise, qui n’est autre que la même préférence appliquée aux mets légers, délicats, de peu de volume, aux confitures, aux pâtisseries, etc. C’est une modification introduite en faveur des femmes et des hommes qui
leur ressemblent.
Sous quelque rapport qu’on envisage la gourmandise, elle ne mérite qu’éloge et encouragement.
Sous le rapport physique, elle est le résultat et la preuve de
l’état sain et parfait des organes destinés à la nutrition.

« La Physiologie du Goût, ou Méditations de Gastronomie Transcendante »
1825, Jean Anthelme BRILLAT-SAVARIN